Le Syndicat de la Montagne Limousine, le prochain rendez-vous Jeudi 5, vendredi 6 et samedi 7 septembre 2019

Après le campement d’été co-organisé par les Gilets jaunes d’Ussel et de la Montagne limousine et par le Syndicat de la Montagne limousine, le prochain rendez-vous du Syndicat, qui s’organisera avec la même dynamique d’ouverture aux luttes locales et aux actions et initiatives qui irriguent le territoire de la Montagne, aura lieu :

Jeudi 5, vendredi 6 et samedi 7 septembre 2019. (lieu à définir prochainement)

Un groupe de travail se réunit courant août pour préparer cette rencontre et en organiser le programme, sachant qu’une partie du travail prévu concernera l’organisation du Syndicat, et qu’une autre concernera la manière d’approfondir les liens noués lors du camp d’été de Lacelle entre nous, « avec ou sans gilets ». Si certains des destinataires de ce mail souhaitent participer à cette préparation et rejoindre la dynamique du Syndicat à cette occasion, ils peuvent se signaler en répondant à l’expéditeur de ce mail.

Pour ceux qui le veulent ils peuvent se rafraîchir la mémoire sur le syndicat en regardant le film réalisé par Télé Millevaches sur son voyage en Catalogne (http://telemillevaches.net/videos/en-catalogne-si-nous-y-sommes/) ou en lisant le compte-rendu de sa première semaine de travail de janvier 2019 (http://telemillevaches.net/wp-content/uploads/2019/04/CR-pr%C3%A9figuration-syndicat-montagne-limousine.pdf).

Par ailleurs, vous trouverez ci-dessous le communiqué final des rencontres de Lacelle qui donne bien le ton de la dynamique dans laquelle s’inscriront ces 3 journées de septembre.

On est là… ensemble… et pour longtemps !

Les 19, 20 et 21 juillet à l’initiative des Gilets Jaunes, de la 23 – Haute Corrèze, de la Montagne et du Syndicat de la Montagne Limousine, se sont retrouvé.e.s à Lacelle, plus de cent personnes représentant plus d’une trentaine d’initiatives collectives sur le territoire du Limousin. Au cours des débats, des ateliers, des rencontres, il est paru évident :

Que, contrairement à ce qui est dit dans les media et dans la bouche des porte-voix du gouvernement Macron, le mouvement des Gilets Jaunes n’est pas mort. Un mouvement qui parvient au bout de huit mois de lutte, à perturber visiblement un quatorze juillet sur les Champs Elysées, qui tient sa troisième Assemblée des Assemblée en réunissant 650 personnes issues de 300 entités locales, qui, sur notre territoire, continue à tenir des assemblées hebdomadaires, à se porter en soutien de salarié.e.s en lutte en plein Tour de France, voilà un cadavre bien remuant.

Que le mouvement des Gilets Jaunes représente aujourd’hui bien plus que ce à quoi on a voulu le réduire, au fil de plusieurs mois de calomnies. A Lacelle, se sont retrouvées, à la faveur des rencontres que ce mouvement a permis, une rare diversité de trajectoires et d’expériences qui trouvent un terrain commun dans la remise en cause de l’économie capitaliste. De Nuit Debout, aux manifestations contre la Loi Travail, des luttes actuelles des postier.e.s de Tulle, à celle des cheminot.e.s pour la défense de la ligne SNCF Limoges-Ussel, des expériences locales de réappropriation de la production, aux associations qui cherchent des réponses collectives aux besoins locaux, des révolutionnaires soudanais.e.s qui ont trouvé refuge sur la Montagne Limousine, au personnel hospitalier en lutte contre la liquidation de l’hôpital public, des Gilets Jaunes d’ici ou d’ailleurs, aux sans-gilets, c’est la volonté de décider, lutter et s’organiser depuis là où l’on vit qui s’est exprimée.

Que les liens qui se sont créés ici durant ces trois jours, ou depuis des semaines, des mois ou des années, doivent être soignés, cultivés, enrichis. Ce sont ces liens qui constituent notre richesse et notre force. 

Que nous sommes déterminé.e.s à nous organiser pour être présent.e.s partout où sévit l’entreprise de démolition dont Macron est passagèrement le chef de chantier… par exemple pour la défense des services publics territoriaux, contre les plans com’ du capitalisme vert (à l’image du festival « An Zéro »), pour promouvoir une culture populaire de la forêt, contre les projets industriels qui prétendent au nom du « développement » poursuivre la destruction du vivant.

Que nous avons pris la mesure de l’urgence qu’il y a à penser et à construire sur le temps long. Nourris des forces et des nombreuses réalisations déjà existantes, nous voulons prolonger dans le temps et dans le territoire le point de confluence dont ces trois jours ont été l’occasion. 

On est là, ensemble et pour longtemps !L’assemblée finale du campement d’été « avec ou sans gilet » en Limousin, à Lacelle, Corrèze, en ce dimanche 21 juillet 2019.