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Des nouvelles de la forêt : Table ronde et débat sur les problématiques forestières actuelles et leurs implications.

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Chaque année, la forêt s’invite à la Fête de la Montagne limousine. Elle nous est familière et pourtant, au gré des coupes rases, par endroits, sa disparition soudaine réaffirme sa présence.

En 2017, une place toute particulière lui avait été faite, mêlant présentations thématiques, sortie collective, projection et débats. À l’issue de nos échanges, rendez-vous avait été pris pour 2018 afin de voir comment, grâce aux perspectives que nous avions tenté d’ouvrir, la situation aurait évolué.

Voici donc l’occasion de revenir sur une année de luttes, d’actions, de réflexions… Où en est le projet CIBV ? La ruée vers « l’or vert » en cours sur tout le territoire boisé va-t-elle encore s’accélérer ? Quelles sont les actions concrètes mises en place pour faire évoluer les pratiques forestières ? Qu’implique ce modèle d’exploitation extractiviste pour les habitants de la montagne limousine ? Et ailleurs, ça se passe comment ?

Table ronde et débat sur les problématiques forestières actuelles et leurs implications.

Où en est-on un an après la table ronde organisée en 2017 ? Quelles initiatives ont été prises, lesquelles démarrent tout juste, lesquelles restent encore à créer ? L’opposition à l’usine CIBV n’a-t-elle pas mis en lumière des questions plus vastes, relatives à l’aménagement du territoire ou au pouvoir de décision des habitants ? Comment s’en ressaisir collectivement ?

On peut d’ores et déjà constater qu’un certain nombre d’actions ont été menées, ou ont continué à l’être, depuis l’an dernier : réunions publiques, parution de nombreux documents (textes, audio, vidéo), organisation de rassemblements, prises d’initiatives autonomes, création près d’Argentat d’une association souhaitant « promouvoir une gestion forestière douce pour une production de bois éthique et durable », début de réflexion sur la création d’un groupement d’achat forestier sur la Montagne, travail quotidien d’un collectif de forestiers « pour une sylviculture respectueuse de la forêt et des hommes », tenue des Rencontres de la forêt et du CIBV’estival cet été…

Cette table ronde sera l’occasion de faire le point sur ces actions, et sur celles qu’il reste à mener, tout en prenant un peu de hauteur à partir de trois thèmes principaux :

– Multiplication européenne des projets « biomasse ». L’usine CIBV n’est que la déclinaison locale d’une politique bien plus vaste. L’Union européenne prévoit à l’horizon 2020 de consacrer à la seule « biomasse » autant de bois que la totalité de ce qui a été coupé en Europe en 2013. La centrale de Gardanne prévoit de ponctionner 850 000 tonnes de bois par an, celle de Cordemais prévoit d’assurer sa transition du charbon au bois en en prélevant 1,5 millions de tonnes, et un nouveau projet d’usine à pellets torréfiés à 100 millions d’euros risque de voir le jour dans la Marne… En outre, la Montagne limousine est située dans le territoire d’approvisionnement de ces trois grands projets, alors qu’elle est déjà concernée par trois projets « locaux » du même type (CIBV, Bourganeuf, La Souterraine). Les forêts s’en relèveront-elles ? Et si oui, dans quel état ?

– Réunions d’habitants et pouvoir de décision. Le fait que la quasi-unanimité des élus et des institutions se soient prononcés en faveur de l’usine à pellets, mais aussi la rareté de leurs interventions concrètes pour endiguer le massacre forestier sur le plateau, sont le signe d’une déconnexion très importante de ces « élites » avec toute une partie de la « population » qu’ils sont censés représenter. Comment prendre acte de cet écart ? Ne faut-il pas envisager la constitution de « comités locaux », qui pourraient constituer autant des lieux de vigilance et d’intervention en lien direct avec la question forestière, que des espaces de rencontres et d’élaboration politique collective à l’échelle locale ?

– Grands projets, écologie, économie : de quoi la coupe rase est-elle le nom ? Si l’on se fie à ce que les arbres deviennent après la coupe, il semble clair qu’elle est synonyme de « profit pour les industriels et les financiers ». Entre M. Gaudriot (CIBV) avec ses 7 millions d’euros d’aides publiques, une papeterie régionale pilotée par un ex-administrateur de Goldman Sachs, une scierie ultra-productiviste dirigée par une multinationale à Égletons, et les investissements forestiers de la Caisse des Dépôts et Consignations pressée de toucher ses rentes, la donne semble claire. Les pratiques forestières que nous subissons sont principalement orientées par des recherches de profit à court terme et, contrairement aux discours servis par leurs promoteurs, elles sont aussi loin de « créer des emplois » que d’« assurer la transition écologique ». À moins que le seul « emploi » qui vaille soit celui subordonné à un grand patron, et la seule écologie, celle de la gestion permanente du désastre… Est-ce vraiment le modèle dont nous voulons ? Et si non, comment en sortir ?

Et tout au long de la fête :

Stand d’informations sur la question de l’industrialisation forestière, ses diverses conséquences, son actualité.

Avec l’association Non à la Montagne-pellets et la mise à disposition de plusieurs documents, brochures et informations issus d’autres associations et collectifs (association Adret-Morvan, association ARPENT, association Anor Environnement, collectif Quelques Feuilles, intersyndicale ONF de la Marche

Atelier /jeu (pour adultes)

Après la conférence gesticulée venez participer à un atelier /jeu (pour adultes) dans le PARC près du pêcher

Association Les P'tits Bouts - Maison d'accueil et de services - 19290 Peyrelevade
06 18 65 15 48 - contact@lesptitsbouts19.fr - www.lesptitsbouts19.fr
Permanences administratives : lundi - 9h-12h/13h-17h, jeudi - 9h-12h, vendredi 9h-13h
Accueil parents-enfants : tous les mardis de 15h à 19h

Installation agricole sur le plateau – ateliers par thèmes

téléchargez le programme AGRICULTURE

Travail en petit groupe

Nous avons distingué 4 thèmes qui nous semblent englober les problématiques territoriales et offrant des possibilités d’action pour un avenir agricole de la Montagne limousine. Nous vous proposons d’y travailler en petits groupes en début d’après-midi.

1- Le foncier 

de l’accès à l’information qu’un terrain est en vente, du système de prix, de celui de la SAFER, de la PAC, à la sacro-sainte propriété privée face aux biens communs … la Terre est-elle juste un capital, un outil de travail ? Un espace emprunté à la nature, un organisme vivant ?

Comment se réapproprier le lien à la terre, de quel lien parle-t-on ?

Pouvons-nous trouver des modèles juridiques de gestion de terres communes, créer une dynamique d’achat collectif de foncier agricole pour y installer l’agriculture choisie par les habitant(e)s … ?

2- Transmettre sa ferme, s’associer pour partager le travail

le métier d’agriculteur en montagne est au quotidien un métier de solitude. Les modèles modernes sont très individuels. La charge de travail implique souvent un dévouement quasi intégral. Par ailleurs, une génération entière de soixantenaires part sans relève. Les jeunes candidats, s’ils sont « hors cadre » ne peuvent faire face à des rachats aussi élevés en début de carrière…

Comment repenser le travail ? Comment partager le travail ? Comment s’associer, s’entendre, communiquer ?

Trouver les lieux et les outils pour faire se rencontrer les paysan(ne)s, les accompagner dans leur problématiques serait l’objectif de ce groupe de travail.

3- L’administration, les normes, le revenu

Nous faisons face à une administration toujours plus complexe (le monde agricole est particulièrement kafkaïen), l’État et la grande distribution nous impose toujours plus de normes, les paysans ont moins de revenus, vivent moins bien, moins longtemps, …

Comment faire face aux normes, comment se réapproprier sa comptabilité, son modèle économique et être maître de son système de production ? Comment aider chaque ferme dans ses particularités et respecter la diversités des situations ?

4- Repenser les filières de production et les coopérations (travail, matériel, outils de production, ventes, …)

Quasiment toute la production alimentaire est aspirée par d’énormes structures non transparentes. Impossible de savoir d’où vient un produit, quelle est son histoire, impossible de remettre du vivant dans son assiette puisque l’aliment n’est plus relié. L’exemple de la viande bovine du plateau est caricatural.

Comment recréer des groupes de coopération entre producteurs, entre producteurs et consommateurs, entre producteurs et habitant(e)s d’un espace vécu en commun ? Des CUMA à revitaliser sur le plateau à la constitution d’une filière viande, céréales, … locale.

  • Synthèse des ateliers et suites à donner

En fin de journée, une personne de chaque groupe pourra synthétiser l’atelier auquel il a participé pour le plus grand nombre.

Nous déciderons ainsi des suites à donner à cette impulsion en lien avec les autres lieux de réflexion autour de la Fête de la Montagne : branche forêt, syndicat du plateau, …

 

Atelier restauration vieux outils en partenariat avec le Monde Allant Vers et le MAS

Votre faux qui ne coupe plus ?
Le manche votre fourche est cassé ?
Votre couteau doit être aiguisé, votre lame de tondeuse ressemble à un peigne ?
Vous avez un outil dans la grange de votre grand-mère mais à quoi sert-il ?
Venez faire restaurer votre outil sur le stand nous referons le manche, affuterons les lames, martèlerons les faux.
Et tout cela à prix libre au profit de l’association « Montagne Accueil Solidarité ».