Tous les articles par Christine Jodet

Venez participer à l’installation agricole sur le plateau à la Fête de la Montagne 2018 !

 

La dynamique d’installation en agriculture n’est pas toujours simple : difficulté d’accès et coût du foncier quand on est « hors cadre », difficulté à trouver le(les) associé(e)s qui correspond(ent) à notre ferme, difficulté à transmettre sa ferme, ses savoirs-faire…

Si le métier d’agriculteur(trice) fait parfois rêver pour sa proximité avec le monde du vivant, les rythmes, il est aussi perçu comme une vie de labeur peu rémunératrice et donc peu attractive. La plupart des agriculteur(trice)s travaillent seul(e)s même si les outils de mutualisation des moyens, du travail et l’entraide leur permet de coopérer.

Avec un petit groupe de paysan(ne) et individu(e)s qui veulent agir pour l’agriculture sur le plateau, nous tenterons de soulever les problématiques de chacun(e) et surtout d’apporter des réponses concrètes : plate forme d’échange, réseau de parrainage, création d’outils de mutualisation paysanne, groupe de soutien administratif, foncière d’achat de terres agricoles, … tout est permis !

Aux agricult(rice)s, jeunes, vieux, néo ou ancrés,

Aux personnes qui se demandent simplement ce qu’ils mettent dans leur assiette ou à quoi le territoire ressemblerait sans agriculture,

Rejoignez nous à la fête de la Montagne le 29 septembre 2018 à partir de 10h à Lacelle

Contact si vous voulez participer à préparation en amont (Clément 0625074191, Hélène 0621112964)
Appel provenant de l’équipe d’organisation de la Fête de la Montagne, le Modef local et quelques individu(e)s.
La trame prévisionnelle
– 10h-12h : tour de table des participant(e)s en grand (ou petits) groupes (si on est trop nombreux) pour soulever les problématiques de chacun(e) par rapport à cela (que chacun(e) puisse dire où il en est, ce dont il aurait besoin par rapport à un moment comme cela)
-14h-15h30 : petits ateliers par thèmes avec comme objectif de proposer des outils concrets ou des positions pour l’avenir :
groupe accès au foncier (réfléchir à une foncière d’achat collectif, un groupe qui pourrait travailler sur les modèles juridiques de gestion de terres communes…)
groupe travail association/transmission : trouver des associé(e)s, partager la travail, transmettre, … (monter une plate forme d’échange de besoins/offre, organiser des cafés installation, …)
groupe solidarité/difficultés : problématique de l’administration, réponses face aux normes, galères financières, … (créer un groupe de soutien juridique, comptable, administratif, …)
groupe coopération (matériel, commercialisation) : revitaliser des CUMA, penser des investissements ensemble, des filières ensemble (débouchés viande, sarrasin, …)
– 15h30 -16h : synthèse des groupes et suites pour l’avenir : qui veut bien se lancer sur quoi.

Annonces

La Fête est finie  !

Le bilan de la fête et son assemblée générale sera le samedi 10 novembre à 18h
Dans l’Hotel de la place de la gare … anciennement un hotel, maintenant c’est chez Vincent qui nous invite à poursuivre nos discussions dans la soirée autour d’un repas (ragoût de mouton aux fayots).  Apportez de quoi boire, du fromage et des desserts. Et des plats pour les végétariens.
Pour voir des photos de la Fête 2018  (Média/Photos/Photos 2018)  n’hésitez pas a partager vos photos : envoyez des versions moins de 200ko à contact@montagnelimousine.net

Qui sommes nous ?

 

 

 

 

Compte rendu de la 2ème plénière à Lacelle le 21 avril 2018

Sans que, ni le programme, ni les grands axes de la fête ne soient clos (toutes les propositions sont encore les bienvenues !), voici déjà quelques éléments qui ressortent de la réunion du 21 avril et qui nous permettront de structurer cette fête.

Quelques grands enjeux…

Un premier ensemble de questions tourne autour de l’usage de nos ressources, forestières et agricoles : comment sont-elles gérées, au bénéfice de qui, avec quels impacts (négatifs ou positifs)…

Un second ensemble tourne autour de la question du « Vivre ensemble ». Pas évident de construire un avenir commun quand se côtoient sur le même espace des gens qui sont pour l’usine à pellets de Viam et d’autres qui sont contre, quand certains prônent l’accueil le plus large possible de nouveaux habitants (y compris venus d’Outre-Méditerranée) et d’autres s’inquiètent de « ne plus être vraiment chez eux », quand certains s’engagent dans des luttes extérieures au Plateau et quand d’autres ne ressentent pas forcément la nécessité de relier leurs actions locales avec d’autres combats, plus lointains. Pourtant, nous vivons sur le même territoire. Sans penser que nous pourrons être d’accord sur tout, la question se pose : comment assumer, vivre et confronter nos points de vue divergents ? Comment, déjà, en parler ? Comment, enfin, accepter la confrontation et la conflictualité ?

Un troisième ensemble, justement, se construit autour de ces luttes, d’ici ou d’ailleurs, qui incarnent une forme de « résistance » à un état du monde qui ne nous convient guère. La fête doit être l’occasion de rencontrer des représentants d’autres territoires engagés dans diverses actions et de réfléchir à la manière dont nous pouvons, ici, résister, réagir, construire… Une réflexion qui peut se croiser avec d’autres acteurs, y compris d’autres continents.

De nombreuses pistes (en vrac) :

1. La forêt et son usage sont toujours au coeur des débats.

2. Les sections de commune : lieu de l’appropriation locale de la forêt ?

3. L’agriculture : façons de produire, qualité de l’alimentation.

4. Une scène ouverte aux poètes (peut-être en lien avec l’espace création de Lacelle).

5. Le film de Marie-Dominique Robin sur Ungersheim (un village en transition) en invitant des protagonistes de ce film.

6. La mort des abeilles : les apiculteurs nous alertent.

7. Vivre ensemble : comment mieux vivre ensemble sur la Montagne ?

8. Une randonnée autour du bourg de Lacelle.

9. Un atelier réalisation de meubles ou d’installations avec des palettes.

10. Echanges autour de la maladie de Lyme.

11. Chorales (Arsenic, Les Jardiniers de Lacelle…)

12. Stands de Montagne Accueil Solidarité et de la Cimade.

13. Table ronde sur santé et alimentation.

14. Une question : fait-on quelque chose en lien avec Mai 1968 (quelqu’un propose un balayage du siècle : 1918-1968-2018).

15. Veillée aux étoiles : comment protéger nos ciels nocturnes ?

16. Théâtre. Une pièce est mentionnée : « Afal » (« camarade » en kurde).

17. Librairies. Celle de l’Institut d’études occitanes au moins sera là.

18. Marché de producteurs.

19. Résister : organiser la non-obéissance et une colère non-violente.

20. Etats des luttes locales et nationales.

21. Regards croisés entre plateaux sud-américains et plateau de Millevaches (proposition d’étudiants des Beaux-Arts de Limoges).

22. Musique et bal trad (Anne-Marie Bouleisteix).

23. Ateliers à la Maison Malthieu (en face de la gare).

24. Percussions sur bidons.

25. Câlins gratuits.

26. Course de caisses à savon (Garage associatif et solidaire de Lacelle).

27. Exposition de l’Eglise aux Bois.

28. Découverte de la réserve ornithologique de Lacelle.

Qui sommes nous ?

Une manifestation qui vise à rassembler le plus grand nombre possible d’acteurs du territoire autour des grands enjeux du moment.

La Fête de la Montagne Limousine est la fête où celles et ceux qui vivent et travaillent sur la Montagne limousine se rencontrent, débattent et construisent une vie commune. Ouverte à tous, c’est une fête gratuite avec des concerts, un marché de producteurs, des stands de présentation du savoir faire local, des animations, des débats, des films, des buvettes et mille et une occasions de rencontres. C’est le lieu idéal pour que se parlent, débattent, s’amusent et réfléchissent ensemble les habitants et habitantes de la Montagne.

Pour que la Montagne marche de son propre pas…

Comptes-rendus des discussions de la Fête 2017 et infos à partager

Les comptes rendus et les informations à partager lors des discussions de la fête 2017 arriveront petit à petit, en voici certain. Pour  télécharger le compte rendu cliquez sur le nom :

Forêt-Agriculture-Elevage

Usine à Pellet Bugeat réunion le 27 octobre 20h au Foyer Rurale de Bugeat

 

 

Appel aux associations

– Espace des associations –

La fête de la montagne limousine approche (22-24 septembre).

Une des innovations de cette troisième édition vous concerne : il y aura un espace de rencontre/discussion entre le public – notamment les nouveaux arrivants mais pas que – et les associations qui le souhaitent. A tour de rôle et pendant 1⁄2 heure, vous présentez ce que vous faites, ce que vous avez envie de dire, de faire passer, de souligner, et les gens qui sont là posent des questions, interrogent, s’intéressent.

L’idée de fond est que la fête de la Montagne limousine constitue un rendez-vous annuel idéal pour : -faire se rencontrer et dialoguer les acteurs et habitants du territoire -renforcer l’ancrage des associations dans le paysage en améliorant leur visibilité -montrer le caractère fondamental de leur présence dans nos campagnes (…en ces temps troubles de remise en question de leur pertinence et des moyens qui leur sont alloués).

-favoriser l’accueil et l’intégration des nouveaux arrivants (cette problématique est d’ailleurs au cœur du programme de la Fête de la Montagne limousine 2017). -bien souvent on situe le domaine d’activité d’une association, mais on n’est pas toujours au courant de son actualité, de ses besoins, de ses difficultés : c’est l’occasion d’en parler.

Sur la forme, voici comment on imagine que ça se passe : -les associations s’inscrivent en amont, en indiquant via un outil en ligne le créneau sollicité -pendant la fête, un programme indique au public les horaires de passage des associations -chaque demi-heure, une nouvelle association prend place dans l’espace réservé et engage la discussion avec le groupe de personnes présentes. On peut parler de ce qu’on veut, il n’y a pas de modérateur ni animateur avec vous : vous pouvez venir avec un ou des messages à faire passer, ou simplement l’intention d’échanger avec les gens présents. A vous d’être inventifs, dynamiques et conviviaux pour que ce temps soit profitable à tous.

Pour participer à cette initiative, inscrivez-vous via ce lien. Prévenez-nous simplement en cas de désistement de dernière minute. A votre arrivée sur place, présentez-vous à l’espace accueil / info de la Fête et on vous guidera. Pour le programme complet du week-end : www.montagnelimousine.net/

Pour toute question : Franck D au 06 61 94 01 88 ou 05 55 67 94 04

CR du groupe Chabat’z d’Entrar

 

Plénière du 25 juin : En plus du présent groupe de travail , une réunion à déjà eu lieu depuis la dernière plénière afin de travailler plus précisément sur le thème de l’accueil sur le plateau, y ont été discuté des questions de fond et de forme. De ces deux réunions en sont ressorties les idées suivantes :

 

-L’espace serait pensé comme un lieu de convivialité, une sorte de salon extérieur avec canapés, tables basses ,vinyle café, panneaux, stands de nourriture tenus par les migrants et asso soutien aux migrants et espace documentation.

Il se veut lieu de rencontre, d’information et de débat, pas de conférence à proprement parlé mais plutôt des interventions de moyenne à courte durée qui amènent à discussion

Il sera à l’endroit où était la fontaine dans le parc (pas très éloigné du mur de la mort)

 

Pour la partie documentaire, nous souhaitons amener les nouveaux arrivants à se situer, cela à travers :

Un sous espace « Qui sommes nous ?» dans le quelles ils trouveront : cartographie, données statistiques, articles , études sur la question des nouveaux arrivants sur notre territoire (migrant ou non) 

Un petit guide de survie à l’usage des nouveaux arrivants sera édité spécialement pour la fête de la montagne, il référencerai des lieux, des associations, des réseaux qui les guideront vers une participation active à la vie sur le plateau . Il pourra être complété par d’éventuelles propositions faites durant la fête de la montagne.

 

Un sous espace « Vers ou allons nous ? » sera quand à lui consacré à présenter des initiatives de :

-nouveaux arrivants permettant de donner une constellation de possibles aux autres N.A mais aussi aux autochtones . Établir une relation de personne à personne avec des « personnes rescources » qui pourraient prêter attention aux NA ou à ceux qui semblent isolés (lors de rassemblements, réunions, fêtes etc…) car il est plus facile d aller vers un groupe ou une asso en y étant accompagné.

-associations plus ancrés qui ont la volonté d’accueillir et de partager leurs projets avec des nouveaux arrivants et qui informeront, via cet espace, sur leurs activités et les possibilités de les rejoindre

 

Ces questionnements sont aussi une passerelle vers un autre espace de la fête de la montagne, qui lui, donne une réponse commune à ces deux questions : « Nous sommes le territoire ! »

 

 

Pour ce qui est des interventions/discussions prévues dans au sein de Chabatz d’Entrar voici les thèmes proposés jusqu’ici :

-Bilan de Fil en Réseau sur leurs années de pratique associative tournée vers l’accueil de nouveaux arrivants

-Témoignages croisés de nouveaux arrivants et d’élus ( maire de faux par exemple ) sur l’accueil

-Comment décloisonner pour mieux accueillir ?

-L’accueil des migrants, l’affaire de tous !

-L’accueil des migrants dans le sens loger, donner de l’emploi : notions juridiques de base pour toute personne voulant accueillir.

-Et toi comment tu t’en sors ?(discussion autour de l’emploi et ses alternatives )

MarianneEvans  <mariannevans@hotmail.fr>

 

Pour que la Montagne marche de son propre pas…

Voilà maintenant des années que de « sauvegarde des traditions », en « accueil de nouvelles populations », sur « le Plateau » ou sur « la Montagne », selon qui veut bien les nommer, s’est tissé un imaginaire bigarré autour de ce territoire sans limites précises. On parle du « Plateau de Millevaches », de la « Montagne limousine », de certains de ses bourgs, de ses habitants, dans la France entière et même bien au-delà des frontières. Bastion de paysans rouges et d’antimilitaristes, terres de prédilection des Francs Tireurs et Partisans et du Colonel Guingouin, refuge de nombreux juifs et anti-fascistes espagnols en 39-45, des réfractaires à la guerre d’Algérie, écrin de l’ « étoile des Monédières », terre à moutons et à bruyères, paradis du broutard et du Douglas, pays d’accueil d’expériences de coopération sociale, de collectifs de vie, de « porteurs de projets » hors normes mai aussi de coureurs des bois et de chasseurs de truites entre autres « terroristes de proximité ».
Personne ne peut aujourd’hui dénier que ce territoire, par quelque angle qu’on le prenne, a son rythme et ses manières singulières, qu’il n’est le satellite de rien ni de personne, qu’il se fiche des « aires métropolitaines » chères aux aménageurs. Et que tout cela s’est fait en tricotant d’un côté à l’autre des « frontières » administratives départementales… en passant par les pistes…

Aujourd’hui encore, alors même que tout le monde ressasse jusqu’à la nausée l’ « attachement au territoire », les appellations d’origine, les « marques territoriales », on s’évertue à ne donner aucune forme de levier institutionnel à ce pays que l’on veut maintenir périphérique, marginal, dépendant de soit-disant « bassins de vie » qui n’en sont pas. On ne lui laisse aucune chance.
Qu’à cela ne tienne ! Ce qui s’est fait ici déjà s’est fait sans l’aide de personne, à nous aujourd’hui de penser les prochaines étapes. Les « Fêtes du Plateau » au Villard dans les années 1980 avaient un temps été le symbole d’un nouvel élan, elles ont eu et ont encore beaucoup de prolongations : communauté de communes du Plateau de Gentioux, Réseau d’acteurs de la Montagne Limousine, Télé Millevaches, IPNS, le PNR lui même à sa façon, différentes vagues d’installations nouvelles jusqu’à aujourd’hui, amenant chacune leurs propres textures, leurs propres couleurs que nous ne pouvons détailler ici.
La réforme territoriale et la Loi NOTRe (Nouvelle organisation territoriale de la République) viennent de passer sur nos montagnes et nous voici rattachés à la Métropole de Bordeaux, dans un territoire qui va d’ici jusqu’au Pays Basque.
On brasse et re-brasse les compositions intercommunales pour obtenir le juste poids d’habitants au kilomètre carré. La logique comptable est à son comble. Les élus sortent les calculettes et scrutent les recompositions de la carte administrative et fiscale. On y va, on n’y va pas ? Et les ordures alors ? On va payer plus cher ?
Et si nous faisions un autre pari ? Que la morphologie de la Montagne, ses bourgs et ses villages épars, sa structure « urbaine » en constellations dénuées de centre soit une chance et non un handicap, que des petites communes rurales et des espaces de coopération intercommunaux de petite taille, sans hégémonie, soient de vrais espaces propices à la discussion, au débat, à la décision et donc à une action intelligente pour ce territoire et ses habitants. Tout aujourd’hui nous pousse, aux prétextes usurpés de la modernité et de l’ « ouverture », à nous détourner de ce chemin : la nouvelle structuration en « pays », la professionnalisation des communautés de communes que les futures fusions vont encore accentuer, la centralisation accrue des institutions, la reproduction des familles politiques installées que ces réformes renforcent encore… Plutôt que de laisser venir ces changements en spectateurs, saisissons l’occasion de discuter de ce que nous, ici, nous voulons.

Il y a de multiples façons de ne pas se laisser déprendre des questions qui façonnent la vie commune. Mettre ces questions au centre des places, réfléchir ensemble à la vie que nous voulons, à nos moyens d’agir, à comment accueillir de nouveaux habitants, sont les paris qui s’offrent à nous.
Depuis ce point tout est possible.

Clap’sabot, un habitant de la Montagne

La plénière du 12 février 2017

Les « Grands thèmes » mis en travail lors des plénières  sont :

I- « Chabatz d’entrar»

L’accueil pendant la fête de la montagne, l’accueil de nouveaux arrivants, l’accueil de ceux qui reviennent au pays, l’accueil de ceux qui cherchent un refuge, que ce soit d’un pays en guerre, ou d’un monde qu’on fuit…
Depuis longtemps, accueillir est une revendication, mais dans quelle perspective veut-on le faire ? Et comment le mettre en œuvre ?

II- « Nous sommes toujours le territoire…
et en plus, nous ne sommes pas seuls »

L’idée d’affirmer ensemble que « nous sommes le territoire » a fait l’objet de plusieurs temps d’échanges au cours des fêtes précédentes. Elle sous-entend que nous ne voulons pas laisser la Montagne limousine aux mains de ceux qui prétendent « aménager le territoire » en se plaçant au-dessus de lui, mais bien le penser et le construire par nous-mêmes.
Il y a là une question éminemment politique. Elle se décline autant par des questionnements sur les institutions, leurs rôles, et nos possibles interventions là-dedans, que par la question plus générale de savoir comment agir collectivement, au quotidien, sur nos conditions de vie commune, en s’opposant si nécessaire à celles qu’on voudrait nous imposer.
Plusieurs pistes ont été lancées pour alimenter ce thème : une place des ambassades pour accueillir des délégations de territoire en lutte ; un retour sur l’année passée…

III- « La forêt, mais pas que :
penser nos ressources et nos usages en commun »

L’idée d’un travail sur les ressources et usages communs des habitants de la Montagne avait déjà été évoquée lors de la plénière de préparation du mois de janvier. La question est revenue au cours de celle d’avril à partir d’un point d’entrée plus spécifique, celui de la forêt.
1. Comment faire le pont entre la forêt perçue comme une ressource, un travail, mais aussi des connaissances et pratiques spécifiques, et le vécu et les perceptions de l’ensemble de celles et ceux qui habitent ce milieu, professionnels ou non ? C’est-à-dire comment reconstruire, repenser la forêt comme espace commun, comme étant un milieu dont nous faisons partie, en se dégageant autant de l’écueil de la sensiblerie que de celui de la voracité ?
Comment donc habitants et professionnels peuvent-ils s’entendre et mettre en place les moyens nécessaires ? Plus généralement, comment est-il possible de nous offrir un avenir lointain, une pensée, une sensibilité qui dépassent la myopie de notre époque ?

La question forestière reste un des points d’entrée possible au sein d’une thématique plus générale de reprise en main collective de nos ressources et usages communs. La porte reste ouverte pour que d’autres propositions se manifestent : par exemple, comment préserver la qualité des sols ou de l’eau, comment penser des formes de production agricoles ajustées à nos besoins (et pas seulement « économiques »)… ?

 

–Préparation de la fête de la montagne limousine

En termes de structure de la fête, a été proposé :

– un thème général qui donne de la cohérence à tous les sujets traités → il reste à trouver

– un panneau d’affichage bilan (+/6/ idées pour la prochaine fois)

En termes d’aménagement, un espace « installation » (pour ceux qui veulent s’installer ici) a été proposé.

En termes d’ateliers, le sujet majeur de la réunion, différentes façons de les aborder ont été repérées :

– ceux préparés en réunions plénières et homologués

– ceux proposés et pris en main par une ou des personnes, validés par le CA (ex : Alain Détolle et le Finlab, Vincent Magnet et la forêt…)

→ dans ce cas là il y a un besoin d’expliciter la procédure pour d’autres volontaires

– des sujets pressentis et pour lesquels on mobilise les associations et acteurs concernés, la fête est une occasion de rencontre voire de convergences des luttes pour eux (cf plus bas, santé ou éducation par ex).

Les ateliers peuvent déboucher sur : un apport de connaissances (type conférence), le plaisir de la rencontre, des prises de position, des actions concrètes, une mobilisation d’un groupe pour mettre en place des actions concrètes…

Pistes pour des ateliers

ATELIER : POINT D’ACTU

quoi : 30 minutes de spectacle

pourquoi : pour informer/ relire les événements, comprendre le lien entre les actions (ça ne sert pas à rien), montrer aux protagonistes qu’on veut que ça avance

quand : en ouverture de la fête

contenu :

ce qu’il s’est passé depuis la dernière fête (ici les habitants, fusion de comcom, ferme des 1000 veaux…)

préparation : recueillir les coupures de presse, extraire les sujets video / radio, écrire et mettre en scène le spectacle

qui : Michel Lulek et ?

ATELIER : POLITIQUE / VIE PUBLIQUE / ROLE DE LA POLITIQUE DANS NOS VIES

remarques : ne pas réduire la politique aux partis politiques ni à comment s’investir dans les institutions publiques

contenu :

* quels moyens de développer notre conscience politique aujourd’hui ? Comment et où s’organise le débat politique en dehors des institutions et au-delà des mobilisations sur des problèmes ciblés ?

* informer et former afin de susciter la participation, l’envie d’être acteur de nos vies

quoi : 4 moments différents

– un porteur de paroles (ex : « où parles tu politique ? » « Avec qui ? » « La politique c’est… ») en début de fête qui serve aussi d’annonces pour les autres moments

– une approche pédagogique du fonctionnement des collectivités, comprendre comment ça marche, leurs contraintes.

– des retours d’expériences « comment les habitants peuvent s’investir /agir dans la gestion du territoire (commune, comcom) », ce que ça a généré et comment aller plus loin, se donner des perspectives pour ici (ex d’expériences : plateforme limousine, Saillans, « Pas sans nous » qui sont des habitants des quartiers politique de la ville et qui réfléchissent à se réapproprier leurs territoires, les membres du Pouvoir d’agir cf Alliance citoyenne Grenoble et autres)

– un atelier de desintoxication de la langue de bois et de nos références (système de pensée, cf travail) + un atelier de création de slogans et affiches sur le thème à la suite

qui :

Aurélie trouve des co-animateurs pour le porteur de parole.

Elise trouve un/des animateurs pour la desintoxication.

Aurélie anime les slogans et affiches avec ?

Les deux autres moments sont préparés lors des réunions plénières suivantes.

ATELIER : ACCUEIL DE NOUVEAUX ARRIVANTS

contenu :

* la question de l’accueil est très importante, l’avenir du plateau dépend de sa repopulation. Nous nous devons de faire le maximum pour donner envie de rester et de s’investir sur le territoire.

* connaissance des actions menées par les habitants, comment s’investir, témoignage de DFER sur ses actions (aperos de reseaux…)

* quel accueil de ceux qui ont grandi ici au sein des espaces/lieux de sociabilité que produisent les « neo » ?

* réflexion sur les moyens mis en œuvre : réseaux de mails, listes de diffusion opaques…

* logement, comment occuper les maisons vides : squats, achats collectifs, mise à disposition des communes grâce à un impôt spécifique, réseau de logements passerelles

* appropriation du territoire par les neo : offrir le livre « Comprendre le pays limousin » de MF Houdard aux nouveaux pour qu’ils comprennent un peu l’histoire

* idées d’actions à construire/diffuser :

– création et ouverture d’appartements à louer provisoirement pour les personnes intéressées par l’installation sur le plateau. Accompagner ces personnes. Cf bilan des logements passerelles et réflexions sur la place des institutions publiques.

– des apéros régulier de bienvenu

– un bar/lieu public qui soit un lieu de référence pour les nouveaux (doc, agenda culturel…). Essaimer la Renouée sur d’autres villages, avec des pôles de savoir différents.

– repérage de logements vides + écriture d’un texte à destination des propriétaires

– créer une asso dédiée aux nouveaux arrivants, qui élabore un listing et diffuse les besoins de bénévoles pour des événements auprès d’eux (pour leur faire connaître le territoire et ses habitants)

– un groupe de parole/ forum web pour évoquer les problèmes qu’ils rencontrent dans leur installation

quoi :

un regroupement de personnes qui veulent mener et diffuser des actions pour l’accueil

qui : Marianne

remarque : voir avec DFER qui a prévu d’organiser un événement pour la transmission de ses actions fin mars

ATELIER « ETRE AUTONE EN NOURRITURE ICI »

contenu :

* production/consommation : marchés des producteurs locaux, circuits courts… tous producteurs ? Si non comment on pense les rapports, échanges ?

* évaluation des besoins : par commune ou village combien il faut de patates, carottes, choux, viandes, légumes, céréales, poissons…et comment satisfaire ces besoins ?

* la ferme des 1000 veaux c’est une forme d’autonomie ? Comment dire que ça va pas sans se mettre à dos les éleveurs ?

* jardins partagés comme lieux d’échanges et de production : des exemples (Eymoutiers) à faire connaître ?

* éducation au goût des enfants

* boycott organisé des distributeurs

* permacultre, polyculture, biodynamie, agro-écologie, agro-foresterie (inviter Ernst Zürcher) ; comprendre les systèmes biodiverses et les imiter

* autrefois ici comment on plantait quoi ?

* transformation : savoir cuisiner, les cantines, conserveries

* foncier : comment, où, avec quel argent trouver les terrains où produire ?

* ça ressemblerait à quoi Nedde en autonomie alimentaire ?

références : « Rennes métropole, ville vivrière » agrocampus Rennes ; les actes du colloque à Limoges en 2003 ou 2004 sur l’autonomie alimentaire avec des chiffres précis

quoi :

– discussions

– atelier pratique : création d’une parcelle cultivée / terrassement d’une parcelle (prévoir les suites : qui entretien…)

– témoignages des paysans d’ici

– scénario grandeur nature : on imagine en petits groupes à quoi ressemblerait nedde dans le scenario ideal et on fait des visites de cette fiction

ATELIER « SANTÉ »

contenu :

* comment vieillir ici ? Où en est Mille soins ?

* quels choix pour accoucher dans des conditions respectueuses quand on habite sur la montagne limousine ? Qeulles possibilités pour une naissance respectée ?

Quoi :

une rencontre discussion des professionnels (sages-femmes, médecins, accompagnateurs, café des enfants, planning familial, P’tits bouts…)

qui : Lucie

ATELIER « EDUCATION »

contenu :

* quel lien possible, dialogue entre parents et profs ?

* éducation populaire

* une école publique chouette sur le territoire

quoi :

un temps de travail pour les collectifs de parents d’élèves et autres sur comment lutter collectivement contre le rectorat pour avoir des écoles partout (coordination de collectifs et actions concrètes)

ATELIER « MIGRANTS »

contenu :

* comment être à l’écoute d’une population urbaine désireuse de s’installer ici ? Un lieu pour ceux-là ?

* donner de la visibilité aux différents réseaux d’entraide, des différentes activités réalisées

* un espace pour que les migrants qui le veulent parlent de la situation dans leur pays, de leur voyage (expo, cartes…). Sortir de la « prise en charge » des « problèmes » , laisser de la place à l’affirmation d’autres cultures

* comment sortir de la logistique d’accueil et de la problématique des papiers ? Quelle pression sur les municipalités ? Affirmer une position contre les directives migratoires.

* établir une liste de personnes Ok pour accueillir ou OK pour se mobiliser

* santé des migrants

* aller vers du concret : création d’un réseau de travail, ciblage de maisons vides à squatter…

quoi :

un regroupement des collectifs impliqués

ATELIER « LANGUE ET TERRITOIRE »

contenu :

* inviter un poète linguiste martiniquais pour parler de l’expérience du créole : comment ce qui arrive se compose avec ce qui était déjà là et enfante de nouvelles langues/ rapport au territoire

* comprendre les maçons de la Creuse

* comment les langues premières peuvent nous servir pour demain ?

références : livre « La Glottophobie »

quoi :

– conférence

– films

– concerts

– flash cours / cours de langue occitane

qui : Jean-Marie