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2ème rencontre des agriculteurs du territoire

Mardi 5 mars 2019 à partir de 14h

Toujours dans la suite de la Fête de la Montagne Limousine à Lacelle, nous vous invitons à une nouvelle rencontre sur l’acquisition collective du foncier agricole, pour poursuivre la réflexion qui s’est entamée le 22 janvier dernier, liée à l’expérience de la Tontinette d’Ariège . L’idée est d’avancer plus concrètement sur ce qu’il serait à mettre en oeuvre sur la montagne limousine. (voir notes ci-dessous)

Cette rencontre aura lieu au Peu du Tour chez Vincent et Bertane, le Mardi 5 mars 2019 à partir de 14h.Ce sera aussi l’occasion de revenir sur l’idée de créer un réseau d’entraide et de remplacement agricole sur le territoire, qui a été évoqué lors de la première rencontre, et de travailler dessus.

Pour se rendre au Peu du Tour (commune de Gentioux): en partant de Lachaud , prendre la direction Gentioux sur la D8, et au bout de 2 kms environ, un carrefour de pistes, prendre la 2e piste à gauche (celle qui va longer la route). Ou venant de Gentioux, direction Royère-de-V, toujours sur la D8, ce sera au bout de 5kms environ, au carrefour à droite.
Si besoin Tel Bertane: 07 83 40 34 46

à bientôt! pour le groupe, 
Clément

Note : appel à réunion du 22 janvier

Proposition de rencontre avec des membres de la Tontinette d’ariège!
qui souhaitaient mettre en commun de l’argent pour acquérir de la terre
et la mettre à disposition de celles et ceux qui veulent la travailler.
Concrètement cette association a pris la forme d’un Groupement Foncier
qui démarre et poursuit depuis trois ans acquisitions et installations
s’est crée la tontinette, et à quelles difficultés d’accès à la terre
Quel sens à fabriquer de la terre agricole collective, et selon quelles
paysannerie cela vient-il s’adosser?
Quelles sont leurs difficultés, et les questions que cette expérience
Pour fabriquer la tontinette, nous sommes aussi allé.e.s rencontrer
notamment au pays basque. 
Cette rencontre est peut-être l’occasion d’imaginer quelque chose de
l’ordre d’une mise en commun de terres sur le plateau?

Rencontre entre paysans et acteurs de l’agriculture 27 novembre

Première rencontre 27 Novembre à 10h à Nedde (Chez Thivaud)

À l’occasion de la Fête de la Montagne 2018, a émergé l’idée de créer un moment de rencontre régulier entre paysan(ne)s et acteur(trice)s de l’agriculture du Plateau et d’ailleurs. Notre intention était de dépasser le cadre d’une rencontre annuelle où nous discutons à bâtons rompus pour ensuite retourner nous isoler les un(e)s des autres dans nos fermes. Notre proposition initiale est d’ouvrir un espace de rencontre mensuel (en tout cas en hiver) pour avancer ensemble vers la construction du Commun agricole à l’échelle du Plateau.

Nous ne voulons pas voir s’essouffler la dynamique née lors de la Fête de la Montagne. Pour cela, nous vous proposons une 1ère rencontre dès le mardi 27 novembre, à 10h chez Clément (vaches laitières et transformation) à Nedde (lieu dit chez Thivaud).

Le premier objectif est de se rencontrer, créer un espace et un cadre pour prendre un peu de temps de discuter, se connaître les un(e)s les autres… quelque soit la forme de nos pratiques agricoles (installés ou non, …)

Le deuxième objectif est de se réapproprier localement (ou non d’ailleurs) les sujets qui nous préoccupent en décidant et en incarnant des outils concrets (ou en faisant appel à ceux qui existent déjà)

Les thématiques de travail brossées pendant la fête de la montagne sont larges (cf plus loin). Pour pouvoir se concentrer et commencer à élaborer des outils concrets, nous vous proposons d’en retenir une qui correspond à la ferme qui nous accueille pour la prochaine rencontre

le temps de travail, le partage du travail, le travail en commun 

état des lieux de ceux/celles qui ont besoin d’aide, ce qui peut se partager, comment, ceux qui peuvent aider/remplacer, … à travers les témoignages de chacun(e) nous essaierons de brosser toutes les pistes (du service de remplacement à la banque d’entraide locale, entre agriculteurs ou avec d’autres habitants, …)

Le format proposé pour cette première est :

– rdv 10h, visite de la ferme,

– 11h-13h discussions sur le sujet, répartition du travail à faire et des suites à donner sur ce sujet.

– 13h-14h repas puis conclusion et choix d’un prochain sujet lié au prochain lieu d’accueil.

Chaque rencontre devrait se terminer par une discussion collective sur le prochain ordre du jour. À l’issue de cette discussion, un petit groupe devrait être désigné pour rédiger le compte-rendu de la présente rencontre et l’ordre du jour de la prochaine.

Il n’est pas nécessaire que tout le monde soit disponible à chaque rencontre. Il suffit qu’il y ait une bonne continuité dans les débats et la construction commune. Pour y parvenir, il sera nécessaire d’avoir de la qualité dans les ordres du jour et les comptes rendus (suffisamment complets, clairs et accessibles).

à très bientôt !

Rappel des thématiques soulevées lors de la fête de la Montagne :

1) Filière et autonomie alimentaire

1A) Trouver les moyens d’augmenter l’autonomie alimentaire des habitants et des structures locales (cantines scolaires, maisons de retraites, restaurants…) du Plateau de Millevaches. Doit-on construire un outil permettant à la fois de répertorier et distribuer les productions locales mais aussi de se projeter vers d’autres territoires afin de s’y approvisionner ?

1B) Développer des filières pour les productions du Plateau qui en ont besoin (viande, PPAM ?). On pourrait imaginer un modèle de filière qui, par sa nature autogestionnaire, permettrait de construire une coopération entre producteur(trice)s plutôt qu’une concurrence. On pourrait interroger le caractère hybride d’une telle filière : parce qu’elle accueille des productions professionnelles et vivrières mais aussi parce qu’elle pourrait proposer des solutions en filière courte (en relation avec l’outil proposé en 1A) et en filière longue (les paysan(nes) construisent ensembles des solutions de commercialisation en dehors du Plateau).

2) Fermes vivantes et travail en commun

2A) Acquisition du foncier

Comment et sur quelle base juridique acquérir et transformer du foncier agricole en Commun agricole ?

Doit-on construire un outil de veille foncière locale pour alimenter ce Commun ?

2B) Construire des fermes vivantes

Pour ce qui est d’une installation dans les normes avec parcours professionnel et DJA, il ne sert à rien de réinventer l’eau chaude. L’ADEAR fait bien ce travail. Il s’agirait d’envisager ici les installations hors normes et les installations hybrides (à la fois dans et hors des normes, si la chose est possible) à partir d’exemples concrets et connaissances juridiques.

3B) Le travail en commun

Développons notre imaginaire sur les moyens à notre disposition pour travailler ensemble et résoudre les conflits quand ils se présentent. On peut partir d’exemples concrets et s’interroger sur l’opportunité de construire des outils spécifiques (CUMA, groupe d’entraide…).

4B) Un réseau partagé entre pro & vivrier

Comment permettre aux non-installés de participer aux formations professionnelles alors que les cordons de la bourseVivéa se ferment.

Comment et pourquoi mettre en place un réseau d’échange entre pro et vivrier (échange de semences, de reproducteurs, d’infos…).

Télécharger l’annonce : Rencontre entre paysans le 27nov2018

Venez participer à l’installation agricole sur le plateau à la Fête de la Montagne 2018 !

 

La dynamique d’installation en agriculture n’est pas toujours simple : difficulté d’accès et coût du foncier quand on est « hors cadre », difficulté à trouver le(les) associé(e)s qui correspond(ent) à notre ferme, difficulté à transmettre sa ferme, ses savoirs-faire…

Si le métier d’agriculteur(trice) fait parfois rêver pour sa proximité avec le monde du vivant, les rythmes, il est aussi perçu comme une vie de labeur peu rémunératrice et donc peu attractive. La plupart des agriculteur(trice)s travaillent seul(e)s même si les outils de mutualisation des moyens, du travail et l’entraide leur permet de coopérer.

Avec un petit groupe de paysan(ne) et individu(e)s qui veulent agir pour l’agriculture sur le plateau, nous tenterons de soulever les problématiques de chacun(e) et surtout d’apporter des réponses concrètes : plate forme d’échange, réseau de parrainage, création d’outils de mutualisation paysanne, groupe de soutien administratif, foncière d’achat de terres agricoles, … tout est permis !

Aux agricult(rice)s, jeunes, vieux, néo ou ancrés,

Aux personnes qui se demandent simplement ce qu’ils mettent dans leur assiette ou à quoi le territoire ressemblerait sans agriculture,

Rejoignez nous à la fête de la Montagne le 29 septembre 2018 à partir de 10h à Lacelle

Contact si vous voulez participer à préparation en amont (Clément 0625074191, Hélène 0621112964)
Appel provenant de l’équipe d’organisation de la Fête de la Montagne, le Modef local et quelques individu(e)s.
La trame prévisionnelle
– 10h-12h : tour de table des participant(e)s en grand (ou petits) groupes (si on est trop nombreux) pour soulever les problématiques de chacun(e) par rapport à cela (que chacun(e) puisse dire où il en est, ce dont il aurait besoin par rapport à un moment comme cela)
-14h-15h30 : petits ateliers par thèmes avec comme objectif de proposer des outils concrets ou des positions pour l’avenir :
groupe accès au foncier (réfléchir à une foncière d’achat collectif, un groupe qui pourrait travailler sur les modèles juridiques de gestion de terres communes…)
groupe travail association/transmission : trouver des associé(e)s, partager la travail, transmettre, … (monter une plate forme d’échange de besoins/offre, organiser des cafés installation, …)
groupe solidarité/difficultés : problématique de l’administration, réponses face aux normes, galères financières, … (créer un groupe de soutien juridique, comptable, administratif, …)
groupe coopération (matériel, commercialisation) : revitaliser des CUMA, penser des investissements ensemble, des filières ensemble (débouchés viande, sarrasin, …)
– 15h30 -16h : synthèse des groupes et suites pour l’avenir : qui veut bien se lancer sur quoi.

Annonces

Qui sommes nous ? Une manifestation qui vise à rassembler le plus grand nombre possible d’acteurs du territoire autour des grands enjeux du moment...pour en savoir plus

La Fête de la Montagne Limousine 2021

à Gentioux-Pigerolles en Creuse

vendredi 24, samedi 25 et dimanche 26 septembre 2021

Les inscriptions sont ouvertes. Télécharger le formulaire en .pdf, .odt, .doc

Compte rendu de la réunion plénière du 14 février : télécharger

Compte rendu de la réunion plénière du 4 avril : télécharger

 

Deux réunions en mai 

pour la préparation de la 

Fête de la Montagne Limousine 2021  

à  Gentioux-Pigerolles 

 

Coordination : dimanche 2 mai  15h-17h  

à La Ferme de Lachaud 

Plénière :  dimanche 9 mai 15h-17h  

dans le bar du centre Gentioux 

 

 

Compte rendu de la 2ème plénière à Lacelle le 21 avril 2018

Sans que, ni le programme, ni les grands axes de la fête ne soient clos (toutes les propositions sont encore les bienvenues !), voici déjà quelques éléments qui ressortent de la réunion du 21 avril et qui nous permettront de structurer cette fête.

Quelques grands enjeux…

Un premier ensemble de questions tourne autour de l’usage de nos ressources, forestières et agricoles : comment sont-elles gérées, au bénéfice de qui, avec quels impacts (négatifs ou positifs)…

Un second ensemble tourne autour de la question du « Vivre ensemble ». Pas évident de construire un avenir commun quand se côtoient sur le même espace des gens qui sont pour l’usine à pellets de Viam et d’autres qui sont contre, quand certains prônent l’accueil le plus large possible de nouveaux habitants (y compris venus d’Outre-Méditerranée) et d’autres s’inquiètent de « ne plus être vraiment chez eux », quand certains s’engagent dans des luttes extérieures au Plateau et quand d’autres ne ressentent pas forcément la nécessité de relier leurs actions locales avec d’autres combats, plus lointains. Pourtant, nous vivons sur le même territoire. Sans penser que nous pourrons être d’accord sur tout, la question se pose : comment assumer, vivre et confronter nos points de vue divergents ? Comment, déjà, en parler ? Comment, enfin, accepter la confrontation et la conflictualité ?

Un troisième ensemble, justement, se construit autour de ces luttes, d’ici ou d’ailleurs, qui incarnent une forme de « résistance » à un état du monde qui ne nous convient guère. La fête doit être l’occasion de rencontrer des représentants d’autres territoires engagés dans diverses actions et de réfléchir à la manière dont nous pouvons, ici, résister, réagir, construire… Une réflexion qui peut se croiser avec d’autres acteurs, y compris d’autres continents.

De nombreuses pistes (en vrac) :

1. La forêt et son usage sont toujours au coeur des débats.

2. Les sections de commune : lieu de l’appropriation locale de la forêt ?

3. L’agriculture : façons de produire, qualité de l’alimentation.

4. Une scène ouverte aux poètes (peut-être en lien avec l’espace création de Lacelle).

5. Le film de Marie-Dominique Robin sur Ungersheim (un village en transition) en invitant des protagonistes de ce film.

6. La mort des abeilles : les apiculteurs nous alertent.

7. Vivre ensemble : comment mieux vivre ensemble sur la Montagne ?

8. Une randonnée autour du bourg de Lacelle.

9. Un atelier réalisation de meubles ou d’installations avec des palettes.

10. Echanges autour de la maladie de Lyme.

11. Chorales (Arsenic, Les Jardiniers de Lacelle…)

12. Stands de Montagne Accueil Solidarité et de la Cimade.

13. Table ronde sur santé et alimentation.

14. Une question : fait-on quelque chose en lien avec Mai 1968 (quelqu’un propose un balayage du siècle : 1918-1968-2018).

15. Veillée aux étoiles : comment protéger nos ciels nocturnes ?

16. Théâtre. Une pièce est mentionnée : « Afal » (« camarade » en kurde).

17. Librairies. Celle de l’Institut d’études occitanes au moins sera là.

18. Marché de producteurs.

19. Résister : organiser la non-obéissance et une colère non-violente.

20. Etats des luttes locales et nationales.

21. Regards croisés entre plateaux sud-américains et plateau de Millevaches (proposition d’étudiants des Beaux-Arts de Limoges).

22. Musique et bal trad (Anne-Marie Bouleisteix).

23. Ateliers à la Maison Malthieu (en face de la gare).

24. Percussions sur bidons.

25. Câlins gratuits.

26. Course de caisses à savon (Garage associatif et solidaire de Lacelle).

27. Exposition de l’Eglise aux Bois.

28. Découverte de la réserve ornithologique de Lacelle.

Qui sommes nous ?

Une manifestation qui vise à rassembler le plus grand nombre possible d’acteurs du territoire autour des grands enjeux du moment.

La Fête de la montagne limousine a été (re)lancée en 2015 par des habitants de Creuse, Corrèze et Haute-Vienne qui avaient envie de retrouver l’esprit de la Fête des Plateaux organisée dans les années 80 et qui permettait de mettre en valeur tout ce qui se fait, se crée, s’invente sur ce territoire. Elle est aussi pensée depuis l’origine comme un moment de rencontre entre différentes populations (enfants, jeunes et vieux, nés ici, arrivés depuis longtemps ou plus récemment…) qui n’ont pas toujours ou pas souvent l’occasion de se croiser.

Ouverte à tous les habitants ou sympathisants du territoire, c’est une fête gratuite avec des concerts, un marché de producteurs, des stands de présentation du savoir faire local, des animations, des débats, des films, des buvettes et mille et une occasions de rencontres. C’est le lieu idéal pour que se parlent, débattent, s’amusent et réfléchissent ensemble les habitants et habitantes de la Montagne.

Chaque année le programme est  élaboré par les habitants eux-mêmes et non par un comité de sélection. Il n’est pas  le résultat d’un démarchage des organisateurs (qui sont rarement les mêmes d’une année à l’autre)  auprès de telle ou telle association, de tel ou tel intervenant jugé plus intéressant(e) qu’un autre. Le programme de cette fête se construit sur le principe inverse : toutes celles et ceux qui ont voulu proposer de partager un peu de ce qu’ils font, un peu de ce à quoi ils réfléchissent y ont trouvé leur place.

Proclamer, comme sur le site internet de la fête, « Nous sommes le territoire », cela signifie que ce sont avant tout les habitants, tous les habitants de ce territoire, qui le font vivre, avec leurs idées et leurs capacités à imaginer une vie politique, sociale et culturelle qui leur ressemble.

Aussi, le relatif éclectisme du programme de chaque année est « relatif » car si on regarde de plus près, on voit bien que quelques préoccupations majeures s’y expriment, à partir de points de vue différents. Nous espérons que cette fête sera aussi l’occasion de régler quelques malentendus et de déjouer les clichés sur ce qui se vit au quotidien sur la montagne limousine.

La Fête de la Montagne Limousine est indépendante de toute subvention, et ne peut avoir lieu que grâce à la participation de toutes et tous. Ses ressources reposent uniquement sur les buvettes et les 3 repas vendus au profit de la fête. Les contributions volontaires, les tarifs à « prix libre » ou « négocié», sont des manières de défendre un esprit de partage et une volonté d’être accessible à tous.

Le sens de l’engagement dans cette fête consiste à partager son savoir, sa parole, son activité, sa passion gratuitement. Sans subventions ni mécénat,  les seules ressources pour fournir l’infrastructure viennent de la générosité des participants ainsi que  les buvettes et les repas organisés par l’association. L’association ne peut rémunérer les intervenants. Nous souhaitons que les spectacles, concerts, activités et ventes soient de provenance locale.

Pour que la Montagne marche de son propre pas…

Comptes-rendus des discussions de la Fête 2017 et infos à partager

Les comptes rendus et les informations à partager lors des discussions de la fête 2017 arriveront petit à petit, en voici certain. Pour  télécharger le compte rendu cliquez sur le nom :

Forêt-Agriculture-Elevage

Usine à Pellet Bugeat réunion le 27 octobre 20h au Foyer Rurale de Bugeat

 

 

Appel aux associations

– Espace des associations –

La fête de la montagne limousine approche (22-24 septembre).

Une des innovations de cette troisième édition vous concerne : il y aura un espace de rencontre/discussion entre le public – notamment les nouveaux arrivants mais pas que – et les associations qui le souhaitent. A tour de rôle et pendant 1⁄2 heure, vous présentez ce que vous faites, ce que vous avez envie de dire, de faire passer, de souligner, et les gens qui sont là posent des questions, interrogent, s’intéressent.

L’idée de fond est que la fête de la Montagne limousine constitue un rendez-vous annuel idéal pour : -faire se rencontrer et dialoguer les acteurs et habitants du territoire -renforcer l’ancrage des associations dans le paysage en améliorant leur visibilité -montrer le caractère fondamental de leur présence dans nos campagnes (…en ces temps troubles de remise en question de leur pertinence et des moyens qui leur sont alloués).

-favoriser l’accueil et l’intégration des nouveaux arrivants (cette problématique est d’ailleurs au cœur du programme de la Fête de la Montagne limousine 2017). -bien souvent on situe le domaine d’activité d’une association, mais on n’est pas toujours au courant de son actualité, de ses besoins, de ses difficultés : c’est l’occasion d’en parler.

Sur la forme, voici comment on imagine que ça se passe : -les associations s’inscrivent en amont, en indiquant via un outil en ligne le créneau sollicité -pendant la fête, un programme indique au public les horaires de passage des associations -chaque demi-heure, une nouvelle association prend place dans l’espace réservé et engage la discussion avec le groupe de personnes présentes. On peut parler de ce qu’on veut, il n’y a pas de modérateur ni animateur avec vous : vous pouvez venir avec un ou des messages à faire passer, ou simplement l’intention d’échanger avec les gens présents. A vous d’être inventifs, dynamiques et conviviaux pour que ce temps soit profitable à tous.

Pour participer à cette initiative, inscrivez-vous via ce lien. Prévenez-nous simplement en cas de désistement de dernière minute. A votre arrivée sur place, présentez-vous à l’espace accueil / info de la Fête et on vous guidera. Pour le programme complet du week-end : www.montagnelimousine.net/

Pour toute question : Franck D au 06 61 94 01 88 ou 05 55 67 94 04

CR du groupe Chabat’z d’Entrar

 

Plénière du 25 juin : En plus du présent groupe de travail , une réunion à déjà eu lieu depuis la dernière plénière afin de travailler plus précisément sur le thème de l’accueil sur le plateau, y ont été discuté des questions de fond et de forme. De ces deux réunions en sont ressorties les idées suivantes :

 

-L’espace serait pensé comme un lieu de convivialité, une sorte de salon extérieur avec canapés, tables basses ,vinyle café, panneaux, stands de nourriture tenus par les migrants et asso soutien aux migrants et espace documentation.

Il se veut lieu de rencontre, d’information et de débat, pas de conférence à proprement parlé mais plutôt des interventions de moyenne à courte durée qui amènent à discussion

Il sera à l’endroit où était la fontaine dans le parc (pas très éloigné du mur de la mort)

 

Pour la partie documentaire, nous souhaitons amener les nouveaux arrivants à se situer, cela à travers :

Un sous espace « Qui sommes nous ?» dans le quelles ils trouveront : cartographie, données statistiques, articles , études sur la question des nouveaux arrivants sur notre territoire (migrant ou non) 

Un petit guide de survie à l’usage des nouveaux arrivants sera édité spécialement pour la fête de la montagne, il référencerai des lieux, des associations, des réseaux qui les guideront vers une participation active à la vie sur le plateau . Il pourra être complété par d’éventuelles propositions faites durant la fête de la montagne.

 

Un sous espace « Vers ou allons nous ? » sera quand à lui consacré à présenter des initiatives de :

-nouveaux arrivants permettant de donner une constellation de possibles aux autres N.A mais aussi aux autochtones . Établir une relation de personne à personne avec des « personnes rescources » qui pourraient prêter attention aux NA ou à ceux qui semblent isolés (lors de rassemblements, réunions, fêtes etc…) car il est plus facile d aller vers un groupe ou une asso en y étant accompagné.

-associations plus ancrés qui ont la volonté d’accueillir et de partager leurs projets avec des nouveaux arrivants et qui informeront, via cet espace, sur leurs activités et les possibilités de les rejoindre

 

Ces questionnements sont aussi une passerelle vers un autre espace de la fête de la montagne, qui lui, donne une réponse commune à ces deux questions : « Nous sommes le territoire ! »

 

 

Pour ce qui est des interventions/discussions prévues dans au sein de Chabatz d’Entrar voici les thèmes proposés jusqu’ici :

-Bilan de Fil en Réseau sur leurs années de pratique associative tournée vers l’accueil de nouveaux arrivants

-Témoignages croisés de nouveaux arrivants et d’élus ( maire de faux par exemple ) sur l’accueil

-Comment décloisonner pour mieux accueillir ?

-L’accueil des migrants, l’affaire de tous !

-L’accueil des migrants dans le sens loger, donner de l’emploi : notions juridiques de base pour toute personne voulant accueillir.

-Et toi comment tu t’en sors ?(discussion autour de l’emploi et ses alternatives )

MarianneEvans  <mariannevans@hotmail.fr>

 

Pour que la Montagne marche de son propre pas…

Voilà maintenant des années que de « sauvegarde des traditions », en « accueil de nouvelles populations », sur « le Plateau » ou sur « la Montagne », selon qui veut bien les nommer, s’est tissé un imaginaire bigarré autour de ce territoire sans limites précises. On parle du « Plateau de Millevaches », de la « Montagne limousine », de certains de ses bourgs, de ses habitants, dans la France entière et même bien au-delà des frontières. Bastion de paysans rouges et d’antimilitaristes, terres de prédilection des Francs Tireurs et Partisans et du Colonel Guingouin, refuge de nombreux juifs et anti-fascistes espagnols en 39-45, des réfractaires à la guerre d’Algérie, écrin de l’ « étoile des Monédières », terre à moutons et à bruyères, paradis du broutard et du Douglas, pays d’accueil d’expériences de coopération sociale, de collectifs de vie, de « porteurs de projets » hors normes mai aussi de coureurs des bois et de chasseurs de truites entre autres « terroristes de proximité ».
Personne ne peut aujourd’hui dénier que ce territoire, par quelque angle qu’on le prenne, a son rythme et ses manières singulières, qu’il n’est le satellite de rien ni de personne, qu’il se fiche des « aires métropolitaines » chères aux aménageurs. Et que tout cela s’est fait en tricotant d’un côté à l’autre des « frontières » administratives départementales… en passant par les pistes…

Aujourd’hui encore, alors même que tout le monde ressasse jusqu’à la nausée l’ « attachement au territoire », les appellations d’origine, les « marques territoriales », on s’évertue à ne donner aucune forme de levier institutionnel à ce pays que l’on veut maintenir périphérique, marginal, dépendant de soit-disant « bassins de vie » qui n’en sont pas. On ne lui laisse aucune chance.
Qu’à cela ne tienne ! Ce qui s’est fait ici déjà s’est fait sans l’aide de personne, à nous aujourd’hui de penser les prochaines étapes. Les « Fêtes du Plateau » au Villard dans les années 1980 avaient un temps été le symbole d’un nouvel élan, elles ont eu et ont encore beaucoup de prolongations : communauté de communes du Plateau de Gentioux, Réseau d’acteurs de la Montagne Limousine, Télé Millevaches, IPNS, le PNR lui même à sa façon, différentes vagues d’installations nouvelles jusqu’à aujourd’hui, amenant chacune leurs propres textures, leurs propres couleurs que nous ne pouvons détailler ici.
La réforme territoriale et la Loi NOTRe (Nouvelle organisation territoriale de la République) viennent de passer sur nos montagnes et nous voici rattachés à la Métropole de Bordeaux, dans un territoire qui va d’ici jusqu’au Pays Basque.
On brasse et re-brasse les compositions intercommunales pour obtenir le juste poids d’habitants au kilomètre carré. La logique comptable est à son comble. Les élus sortent les calculettes et scrutent les recompositions de la carte administrative et fiscale. On y va, on n’y va pas ? Et les ordures alors ? On va payer plus cher ?
Et si nous faisions un autre pari ? Que la morphologie de la Montagne, ses bourgs et ses villages épars, sa structure « urbaine » en constellations dénuées de centre soit une chance et non un handicap, que des petites communes rurales et des espaces de coopération intercommunaux de petite taille, sans hégémonie, soient de vrais espaces propices à la discussion, au débat, à la décision et donc à une action intelligente pour ce territoire et ses habitants. Tout aujourd’hui nous pousse, aux prétextes usurpés de la modernité et de l’ « ouverture », à nous détourner de ce chemin : la nouvelle structuration en « pays », la professionnalisation des communautés de communes que les futures fusions vont encore accentuer, la centralisation accrue des institutions, la reproduction des familles politiques installées que ces réformes renforcent encore… Plutôt que de laisser venir ces changements en spectateurs, saisissons l’occasion de discuter de ce que nous, ici, nous voulons.

Il y a de multiples façons de ne pas se laisser déprendre des questions qui façonnent la vie commune. Mettre ces questions au centre des places, réfléchir ensemble à la vie que nous voulons, à nos moyens d’agir, à comment accueillir de nouveaux habitants, sont les paris qui s’offrent à nous.
Depuis ce point tout est possible.

Clap’sabot, un habitant de la Montagne